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jeudi 15 septembre 2011

Le choc d'apprendre

La semaine du 18 au 24 septembre 2011 est la semaine de sensibilisation au cancer de la prostate. J'espère que mon histoire puisse vous faire comprendre l'anxiété, le stress et l'inquiétude que j’ai connue en novembre 2006 lorsqu’après le test de l’APS, une biopsie et autres examens on m’annonçait que j’avais ce cancer.
Je veux partager avec vous mon histoire car je suis aujourd’hui un survivant !  

Quel fut le choc d’apprendre en novembre 2006, que j’avais le cancer de la prostate. On croit que cette maladie n’arrive qu’aux autres, je ne me croyais pas vulnérable. J’ai lors réalisé que je faisais maintenant parti de cette statistique d’un homme sur 7 au Canada qui en est atteint.. Maintenant au courant de mon problème, que devais-je faire ? Me faire opérer, subir la radiothérapie ? Compte tenu du résultat de mon APS et de mes résultats de biopsie mon urologue me suggère d’attendre et d’être sous surveillance aux 6 mois. Les anglophones ont un terme gentil pour cela, «  le Wait and watch ». Je me mets à faire des recherches sur l’internet, Je lis tout ce que je trouve, consulte un radio -oncologue. J’aurai bientôt un choix à faire subir l’ablation, ou la radiothérapie. Les deux solutions semblent bonnes, laquelle choisir ? Deux ans plus tard mon urologue ayant en main les derniers résultats d’APS et de biopsie m’informe  qu’il est temps de procéder. Quelques semaines de plus à réfléchir. J’opte en juin 2009 pour la radiothérapie. Les quelques semaines de traitement  se passent bien, peu si non aucun effet secondaire, Je  continue mon travail de courtier immobilier et mes autres occupations.

Aujourd’hui, je suis un survivant du cancer de la prostate, Je consulte mon radio-oncologue aux 6 mois et j’ai un APS inférieur à 1. Le souci ne nous quitte pas. L’inquiétude d’une récidive quelconque ou de subir un autre cancer demeure en nous. Malgré tout on vit avec l’espoir, on s’accroche aux statistiques qui sont en notre faveur.

Mon parcours n’est pas unique. Si je le mentionne aujourd’hui c’est que nous les hommes, nous ne sommes pas des plus bavards en ce qui à trait à nos maladies, tout particulièrement celui du cancer de la prostate. Si plus d’hommes de plus de 40 ans pouvaient seulement réaliser que le cancer de la prostate est le cancer le plus présent chez l’homme au Canada peut-être verrions-nous plus d’hommes subir ce simple test de dépistage qu’est l’APS.  Ce test m’a sauvé la vie il pourrait aussi sauver celle de votre père, frère, conjoint, ami ou collègue de travail.

En cette semaine de sensibilisation au cancer de la prostate disons ensemble « Halte au cancer de la prostate »