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samedi 3 mars 2012

La force des mots

La force des mots

En février dernier j’avais trouvé en visionnant l’Internet le site du Journal New York Times / Picture your life after cancer. Le New York Times  invitait  les survivants du cancer à soumettre  leurs photos ainsi qu’un court témoignage.
J’avais en février parcouru ce recueil de témoignages et j'ai répété ce geste à quelques reprises depuis. J’y ai lu des témoignages d’hommes et de femmes, jeunes et mois jeunes dont tous avaient ce point commun; ils étaient tous des survivants du cancer. Leurs témoignages étaient variés. Nombreux d’entres eux mentionnaient leur surprise et le choc qu’ils ont vécu au moment d’apprendre qu’ils étaient atteints d’un cancer. Plusieurs avaient aussi vécu au cours des années plus d’un cancer. Souvent leur témoignage nous mentionnait comment ce cancer avait modifié leur vie. Ce qui était autrefois important ne l’était plus, comment ils appréciaient maintenant la vie. Certains avaient perdu la crainte de mourir. D’autres leurs attitudes  ou la façon d’entrevoir la vie avaient changé. Certains sont aujourd’hui des bénévoles et ou de portes paroles au sein de différents organismes  qui font la lutte à cette terrible maladie qu’est le cancer.
Lire à l’occasion ces témoignages me fait réaliser que je ne suis pas le seul survivant, et que beaucoup plus de survivants ont dû faire face à des traitements beaucoup plus complexes, agressifs, souffrants et que les effets secondaires les auront marqués pour la vie. Leur vison, leur état d’âme leur positivisme m’encourage dans mon quotidien.
Je ne connais pas ces personnes mais sûrement que la grande majorité de ceux-ci représente monsieur et madame tout le monde et ce qui m’impressionne c'est leurs façons de s’exprimer et d’entrevoir la vie comme survivant. Je veux donc partager avec vous quelques uns de ces témoignages.

Traduction libre

·        Ma vie n’est pas différente après le cancer. Toutefois mes relations après le cancer le sont.

·        Après avoir appris que j’étais atteint d’un cancer j’ai dis à mon épouse je ne préoccuperai pas de ce que la vie aurait pu être...   Je risque maintenant d’avantage et j’apprécie les autres personnes plus qu’elles peuvent le réaliser. Je suis aussi devenu bêtement honnête en demandant aux hommes de se soumettre régulièrement à des  examens de dépistages quelque soit l’inconfort ou la gêne.
·        Oui, j'ai choisi cette photo d’un coucher de soleil car un coucher n'est pas une fin mais que le soleil se lève également
·        Je ne me sens plus eternel. La notion de « vivre pour le pour le moment présent » a soudainement pour moi tout son sens, les plaisirs simples sont amplifier, la famille et les amis sont d’avantage appréciés. Curieusement mon cancer est en quelque sorte un cadeau pour moi, J’apprécie tellement plus ma vie.
·        Je suis heureux d’être en vie et je ne crains plus de mourir.
·        Si je connais une personne atteinte d'un cancer j’ai maintenant une licence pour en causer avec elle, sans détours ou cachette. Je sais maintenant comment elle se sent.

·        Dans un premier temps j'aurais écrit sur les effets secondaires du cancer de la prostate. Maintenant je réalise ce qu’il y a plus de changé c’est que je suis plus présent pour ma famille, dans mon quotidien. Je suis reconnaissant pour le temps qu’il me reste sachant qu’il aurait pu m’en manqué.

Plus de 1,200 personnes ont répondu à l’appel du New York Times ces gens témoignent tous à leurs façon de leur gratitude d’être aujourd’hui un survivant. Si vous avez parmi les membres de votre famille, de vos amis ou collègues de travail des gens atteint d’un cancer n’hésitez pas à leurs faire connaître ce site. Ils y trouveront surement un témoignage qui les allumera  afin qu’ils puissent aussi à leur tour croire qu’ils sont des survivants et qu’il y a un lendemain pour eux.




Afin de retrouver ce collage de témoignages  Je vous invite à cliquer
1.     cliquer www.nytimes.com
2.     ensuite dans la boite search taper “ Picture your life after cancer”
3.     dérouler / voir “A picture collage of life after cancer”



Gaspard Fauteux
3 mars,2012


jeudi 22 décembre 2011

Halte au cancer de la prostate: Les panneaux- réclame parlants et ambulants sont r...

Halte au cancer de la prostate: Les panneaux- réclame parlants et ambulants sont r...: MOVEMBRE est vraiment un phénomène unique de marketing, né en Australie afin de sensibiliser la population à cette problématique qu’est le c...

Halte au cancer de la prostate: UN NOËL BLANC

Halte au cancer de la prostate: UN NOËL BLANC: Un Noël blanc Qui n’a pas chanté ou entendu ce chant en cette période de réjouissances? Mon Noël je le souhaite tout blanc et je m’en fous ...

UN NOËL BLANC

Un Noël blanc

Qui n’a pas chanté ou entendu ce chant en cette période de réjouissances?
Mon Noël je le souhaite tout blanc et je m’en fous s’il n’y a pas de neige car mon Noël je le voie blanc comme dans « absence de », sans bobos, sans malaise, sans maladie et encore plus sans mortalité.
Depuis septembre, PROCURE me réfère des hommes qui viennent d’apprendre qu’ils sont atteints du cancer de la prostate. Ils ont tous des besoins communs  soit de comprendre, d’accepter et de se sentir sécurisé. Je leur offre mon écoute. Je réponds guidé par la limite de mes connaissances à leurs questionnements et à leurs besoins de savoir.
En les écoutant je revis mon parcours quand moi aussi j’ai appris que j’étais atteint de cette maladie qui touche au Canada un homme sur sept. À l’automne 2006 je me sentais seul mais je ne savais pas l’admettre. Je me refoulais recherchant  sur l’internet, je cherchais aussi à comprendre. Comme j’aurais aimé parler à un survivant, mais qui, ou le trouver.
PROCURE offre ce service d’écoute et j’en fais partie. À parler avec ces hommes je tente de leur apporter du confort de les soutenir et de leurs faire sentir qu’ils ne sont pas seuls.
Aujourd’hui 22 décembre j’ai du parler à une personne, opérée il y a peine quelques semaines. Cette personne au réveil suite à l’opération a appris qu'on avait trouvé des métastases qui heureusement semblaient localisées. Il devra subir de l’hormonothérapie. Il n’a que 50 ans, et  en plus il a perdu son emploi cette été.
J’ai aussi fait aujourd’hui un suivi téléphonique avec un autre patient avec qui j’avais causé le 1er novembre dernier. Il fut opéré en début de mois, il est à la maison et se porte fort bien compte tenu des circonstances.

Ces deux hommes bien qu’ils vivent différents grades de cancers ils ont un point en commun celui de vouloir fêter un premier noël  dans l’espoir qu’ils sont aussi des survivants. Je leur souhaite un Noël blanc et qu’ils vivent tous deux cette période de festivités dans la joie et le bonheur entourés de ceux qu’ils aiment et qui les aiment.


Pour plus d’informations sur le cancer de la prostate cliquer www.procure.ca

jeudi 1 décembre 2011

Les panneaux- réclame parlants et ambulants sont remisés jus qu’en novembre 2012

MOVEMBRE est vraiment un phénomène unique de marketing, né en Australie afin de sensibiliser la population à cette problématique qu’est le cancer de la prostate en plus de permettre de recueillir plusieurs dizaines de millions de dollars chaque année.

C’est en 2003 que de jeunes australiens lors d’une soirée bien arrosée ont pensé à cette idée un peu folle d’encourager le port de la moustache au cours du mois de novembre et de ramasser des fonds afin de venir e aide à la santé masculine.

La progression de MOVEMBRE est phénoménale. En 2004 la première année de cette campagne annuelle, 450 participants ont recueillis 54,000$. Aujourd’hui 1er décembre le site internet de MOVEMBRE nous confirme 852,197 donateurs et plus de 101.5 millions de dollars se retrouvent soudainement dans les coffres de plus de 14 pays participants.

 Selon CTV; Le Canada se retrouve bon  premier avec plus de 37, 000,000 $ soit 10 millions de plus qu’en 2010 et plus de 246,060 canadiens ont participés cette année à ce que l’on pourrait appeler une manifestation humoristique quasi planétaire, ais aussi fort efficace.  Ces panneaux- réclame parlants et ambulants ont permis tout au cours du mois de novembre à favoriser les échanges et débats publiques sur ce sujet souvent négligé de la santé masculine. Parlementaires, athlètes professionnelles, animateurs de la télé et radio, hommes d’affaires, étudiants et employeurs se sont mis de la partie et à leurs façons ont donné une crédibilité ce qui a permis de générer une participation inespérée de québécois et de canadiens.

Le succès de MOVEMBRE est aussi grandement du à  de la force et de l’impact des médias sociaux. Les Mo Bros (Movember brothers) sont fort nombreux à faire partie de ces réseaux tels que Facebook et ne se gênent pas pour afficher fièrement leurs portraits avec leurs nouvelles  « staches » et de solliciter leurs amis obtenant de ceux-ci des commandites. La force de ses médias sociaux à pour résultat de rendre cette campagne de sensibilisation et de levée de fonds quasiment exponentielle. La croissance rapide de MOVEMBRE, tant des individus qui y participent que des 14 pays qui y ont participé officiellement cette année, n’aurait eu lieu sans ce mode de communication.




samedi 12 novembre 2011

L’humour n’était pas au rendez-vous cette fois ci.

Parfois à vouloir être drôle on risqué de passer à côté du message. Le cancer de la prostate est la forme de cancer la plus répandue chez les hommes au Canada (à l'exclusion du cancer de la peau autre que le mélanome). Un homme sur 7 en sera atteint cette année.
Stéphane Dompierre a publié cette fin de semaine sur Blogspot et que j’ai retrouvé sur Yahoo Québec un article intitulé « Fâché noir contre la moustache ». Voulant faire de l’humour il a raté son coup. Il aurait mieux valu qu’Il parle d’avantage de l’importance de cette maladie chez l’homme et de MOVEMBER et de souligner que grâce à ces argents nous avons aujourd’hui plus de survivants de ce cancer et que ces argents permettent aussi à des  hommes et femmes de contribuer à la recherche, aux soins et au soutien afin de faire avancer la cause.
Peut-être aurait-il pu mentionner que MOVEMBER a connu ses origines en 2003 en Australie. Depuis lors plus de Un million cent milles personnes y ont participé et que les 54,000$ recueillis en 2004 pour atteindre  76.8$ millions en 2010. Au Canada en 2010, 119,000 personnes ont participé à ce geste de sensibilisation et 22.3$ millions furent remis à Prostate Canada ainsi que d’autres organismes canadiens.
Cette année de plus en plus de québécois dont un grand nombre de personnalités participent avec fierté et courage à ce mouvement de solidarité afin de sensibiliser le public à cette maladie.
Nommez-moi M. Dompierre un seul autre effort concerté de par notre planète qui a connu autant de succès. MOVEMBER mérite notre appui et notre respect. Tous ensembles disons « Halte au cancer de la prostate »

lundi 3 octobre 2011

L'inquiètude et le désespoir est parfois pire que la maladie

Bob est rongé par l’inquiètude....

PROCURE  qui entre autres offre un service de soutien aux hommes atteints du cancer de la prostate m’a récemment demandé de communiquer avec Bob, pas son vrai non, car il venait d’apprendre que l’on suspectait chez lui un cancer de la prostate. Bob a 65 ans, vit seul, retraité ne semble avoir personne à qui s’adresser de partager ces quiétudes, son questionnement face a la maladie. À sa connaissance il n’y aurait aucune incidence de cancer dans sa famille.

Bob n’est pas souvent à la maison ou du moins il ne répond pas toujours à ses appels téléphoniques. De plus il n’a pas de boite vocale, impossible de lui faire part de mes tentatives de le rejoindre et de lui laisser savoir que je veux répondre à sa demande d’aide. Mes tentatives de le rejoindre se font à différents moments du jour. Peine perdu quatre jours de tentatives je ne le rejoins toujours pas.  Hier finalement je le rejoins, Un « Hello » dont je reconnais un timbre qui traduit sa déprime peut-être même son désespoir. Je me présente lui mentionnant que je réponds à son appel d’aide adressé quelques jours plus tôt et que je suis moi-même un survivant du cancer de la prostate.
Rapidement, presque en rafale Bob me fait part de ses questions. De plus il me mentionne qu’il vit depuis 24 heures une douleur thoracique. Je m’inquiète de cette douleur et je lui suggère de consulter. Bob me questionne afin de trouver réponses à ces questions et en même temps il me questionne sur mon acheminement. Je tente de le calmer, et je lui demande me parler de lui. C’est suite à des analyses sanguines (un APS de 4.7) et l’examen de son médecin qu’il est en attente de subir prochainement une biopsie. On sent facilement son inquiétude et son désespoir face à la possibilité de se faire confirmer un cancer de la prostate. Subir la biopsie l’inquiète tout autant que le résultat à venir. Ces questions tourne au tour de la durée d’une biopsie, la douleur bref comment ça se passe. Après l’avoir écouté quelques minutes je lui parle de mon cas. Je lui fais part qu’à priori son cas me rappelle le mien. Que mon premier test de APS se situait aussi à 4 quelque chose et que mon médecin de famille voulait me référer à un urologue. Que j’avais suite à la visite chez l’urologue subit une biopsie et qu’on avait découvert 4 cellules cancéreuses. Je lui mentionne que tous les cas ne sont pas identiques mais qu’en ce qui concernait  mon cas, mon urologue voulait me mettre sur surveillance et en attente. « Wait and watch program ». Ce qui veut dire qu’il voulait suivre mon évolution au 6 mois avant de me faire des recommandations de traitement. Je répète à Bob que chaque cas est unique et qu’il doit garder espoir. Je lui mentionne trois possibilités.
1.     la biopsie pourrait possiblement indiquer qu’il n’y avait pas de cellules cancéreuses.
2.     Que si la biopsie identifiait des tumeurs cancéreuses que son médecin voudrait peut-être attendre avant de lui suggérer l’ablation ou autre plan de traitement
3.     Que si au pire il devait subir l’ablation ou autre traitement que Bob devrait se compter chanceux d’avoir découvert son cancer à temps et que les chances de survis sont excellentes.

Suite à une dizaine de minutes passées au téléphone avec Bob je lui offre  partager mon numéro de téléphone avec lui  et qu’il pourra me téléphoner s’il en ressent le besoin. Il m’en remercie et termine la conversation en me remerciant, qu’il avait grandement apprécié mon aide et me prie de l’appeler à nouveau. Je ressens dans cette demande l’insécurité….

Aujourd’hui au lendemain de ma conversation avec Bob je pense à lui, sa douleur thoracique m’inquiète. Je viens de lui parler il se sent un peu mieux et attribue sa douleur à la poitrine à une chute et que les comprimés Tylenols qu’il prend semble faire effet. Je sens que son rendez-vous pour sa biopsie du 3 novembre prochain le stress et je lui offre s’il le veut de l’accompagner à l’hôpital Montreal General.